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ACCORD OMS AIEA
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  Un accord contre nature lie l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé ) et l'AIEA ( Agence Internationale de l'Energie Atomique). Cet accord signé le 28 mai 1959 (Rés.WHA 12.40) empêche  l'OMS d'agir librement dans le domaine nucléaire si elle n'a pas l'assentiment de l'AIEA. L'OMS ne peut donc remplir sa mission qui est " d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible ".
 
 
En 1946, l'ONU crée l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) dans le but améliorer la santé dans le monde entier. Un des moyens de parvenir à ce but consiste à éclairer les peuples par une connaissance des problèmes sanitaires. 
 
En 1956, un groupe de généticiens (Müller - Prix Nobel de génétique, Sievert, Lejeune, etc. .) se réunissent sous l'égide de l'OMS pour définir les risques liés à l'industrie nucléaire commerciale qui se développait rapidement. Il en résulterait une augmentation des rayonnements ionisants artificiels dans l'environnement.. Ces experts, de renommé mondiale, ont d'un commun accord conclu que ces rayonnements provoqueront des mutations néfastes pour les individus et pour leurs descendants.

Le lobby de l'atome, représenté par les cinq puissances nucléaires autoproclamés membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, pour se protéger des experts indépendants, a créé une structure pour la promotion de l'industrie nucléaire: l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA). Cette Agence est installée au sommet de la hiérarchie de l'ONU d'où elle établit des accords avec les agences (subalternes) comme l'OMS, l'UNICEF, la FAO etc. L'accord pour l'OMS, signé en 1959 (Rés.WHA 12.40), inclut des clauses qui suppriment l'indépendance de cette structure médicale pour ce qui concerne santé et rayonnements ionisants. L'accord limite le droit d'information de l'OMS qui pourtant fait partie de ces obligations d'après sa constitution.
 
   Pour illustrer cette information, rappelons-nous le congrès de trois jours organisé par le Dr. Nakajima à Genève en 1995 auquel participaient sept cents experts et médecins ainsi que les ministres de la santé des pays le plus concernés (Ukraine, Fédération de Russie et Bélarus). Les actes de ce congrès étaient promis pour mars 1996. Ils auraient constitué à cette époque un " best-seller ". Ils ne sont pas encore publiés à ce jour, ayant été censurés. L'ancien directeur général de l'OMS, Dr. Nakajima, a précisé à la télévision suisse à Kiev en 2001 que  le blocage de cette publication  provenait des liens juridiques avec l'AIEA   (titre du reportage : " Mensonges nucléaires " par Wladimir Tchertkoff).
Les participants du congrès de 1995 ont reçu de l'OMS l'historique de ces interventions à Tchernobyl. C'est essentiellement au début des années 90 que les 3 pays concernés ont demandé un plan d'intervention. Une année plus tard, un plan établi par l'AIEA et non l'OMS a été soumis. Ce rôle subalterne de l'OMS dans le domaine du nucléaire persiste plus que jamais aujourd'hui.
 
Un amendement de l'accord (Rés.WHA 12.40) a été proposé il y a cinq ans par la Ministre Ruth Dreyfuss, Suisse, et par les Ministres de la Santé de Norvège et du Canada, sans qu'il y ait eu contestation dans l'assemblée. Cette démarche, n'ayant pas eu d'effet jusqu'ici, justifie les interventions des ONG.
 
En avril 1996, l'AIEA organise sur le même thème une conférence à son siège à Vienne qui conclut  comme bilan : 31 morts, 200 irradiés, 2 000 cancers de la thyroïde chez l'enfant. L'OMS ne remet pas en cause ces chiffres scandaleux.

Le 5 septembre 2005, le dernier rapport international de l' Agence Internationale pour l'Energie Atomique co-signé avec l'OMS et l'UNSCEAR ( Comité Scientifique des Nations Unies pour les effets des Rayonnements atomiques )   fait état lui "d'une cinquantaine de morts et de 4000 futurs cancers potentiels, à l'avenir ". Le rapport 2000 du Comité Scientifique des Nations Unies pour les Effets des Rayonnements Atomiques  ne reconnaissait comme seule conséquence de Tchernobyl que 1800 cancers de la thyroïde chez l'enfant et l'adolescent.
 
Depuis plusieurs années, des associations notamment (IPPNW Suisse :Association des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire,  Ligue Internationale des  Femmes pour la Paix et la liberté (WILPF ), Contratom Genève , CRIIRAD etc…) s'appuyant sur des pétitions, entrevues, manifestations ont dénoncé les collusions entre l'OMS  et l'AIEA et demander à  ce que l'accord de 1959 soit revu afin que l'OMS recouvre son indépendance et assure la protection des populations face aux risques nucléaires mais en vain.
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Communiqué de presse du 24 septembre 2007 :